Si les aficionados carcassonnais souhaitent pour leur prochaine feria une corrida matinale à émotion, ils risquent d’être servis ! Les toros de La Quinta que l’on a vu le lundi 30 juillet à Azpeitia ont annoncé la couleur et laissent à penser que leurs frères moins âgés donneront  bien du plaisir à Juanito, Olsina et De la Fuente.  Ils n’ont,  à aucun moment, été des « collaborateurs » pourCurro Diaz, El Fandi et Roman.  A part le premier, sorti pour Curro Diaz, tous se montrèrent compliqués, avec des pattes, durs, exigeants, humiliant peu (mais les mauvaises bregasleur avaient donné de si mauvaises habitudes). Le meilleur fut le cinquième, laissé totalement inédit par El Fundi : on appelle cela donner des perles à un cochon. Il convient de regretter, encore une fois dans cette plaza, que le terciode piques se réduise systèmatiquement à un seul puyazo, de plus mal placé, pompé et carioqué.  Le plus compliqué fut le quatrième, dévolu à Curro Diaz.

Les deux jeunes frères ganaderos, Alvaro et Pepe, avaient emmené avec eux leur père Alvaro Martinez Conradi, qui se remet lentement d’une opération assez conséquente ainsi que leur mayoral Francisco. Tous les quatre m’ont assuré de l’excellente santé des novillos qu’ils enverront à Carcassonne : c’est sûr, ils vont sortir bonitos bonitos ! Ces deux garçons sont l’exemple parfait de ce qu’est en train de devenir le ganadero de demain : intelligents, sortis d’écoles de commerce et de facs de droit, ils sont loin d’être des romantiques du toro bravo comme le fut leur père. La crise est passée par là, les exigences d’un nouveau public aussi. Il faut ren-ta-bi-li-ser !Alors faire du Santa Coloma aujourd’hui, c’est pas du gâteau.  Rendez-vous au dimanche 26 août à onze heures !

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