Boujan sur Libron 2 Juillet 2017 : bonne prestation de Solera -Pacheco en retrait

Les arénes portatives affichaient le plein avec du beau temps et un vent gênant par instants avec un cartel attractif réunissant des novillos de Dolores Aguirre bien charpentés, coiffés de belles armures, avec Luis Miguel Pacheco, Luis Manuel Castellanos (Mexique) et Maximle Solera. Fidéle à notre postulat nous nous consacrerons aux deux futurs Caracassonnais.
Pacheco livra à son premier adversaire des véroniques de bonne facture et le mit en suerte pour trois rencontres malheureusement portées en arriére accompagnées de cariocas. Muleta en main les meilleures séries furent essentiellement droitiéres, car sur la gauche l’animal ne possédait qu’une demi-charge courte. Il dût se résoudre à le doubler, genou ployé, le tout ponctué par des trincheras. Au troisiéme essai une épée entiére quelque peu plate avec engagement est portée avec effet rapide. Le quatriéme sera emmené au centre, et sera long à se fixer avant de pouvoir produire un trasteo digne de ce nom. La conduite vers le cheval se fait par véroniques marchées, pour deux rencontres desquelles l’animal sort seul, sans s’employer. Le danger est évident car il présente des derrotes, en se défendant fortement. De ce fait la faena se déroule sans aucune transmission en dépit d’efforts répétés. A la mort en l’absence de tout engagement il faut attendre le troisiéme essai pour voir porter un trois-quart de lame un peu plate.

Solera affiche sa volonté de briller en acceuillant son premier animal par une larga de rodillas le long des planches, avec enchainement de belles véroniques stylées et élégantes achevées par une revolera. La conduite vers le cheval monté par le ganadero Martin Campos, se fait comme il convient de procéder, c’est à dire, toro arrêté avec une pique en place, sans pompage, la suivant de même accabit. Brindis à Michel Bouisseren, Président de Toros et Campos, organisateur. Le cite s’effectue de loin au milieu de la piste et le novillo répond facilement en présentant de bonne disposition hélas de courte durée, car la tendance querenciosa reprend le dessus. Il convient de s’employer pour intérésser le novillo, et l’homme démontre son envie par une recherche permamente de placement prés des cornes, voire entre le berceau, bref un final tremendiste auquel le public est attentif. Une épée transperçantele prive du trophée promis. La vuelta légitime  ets fêtée comme il se doit. Le siéme prendra pendra quatre rations de fer afin de calmer son ardeur initiale, qui sera canalisée par des doblones d’entrée de faena. On retruve ici aussi la recherche constatante de placement, en se croisant au maximun, avec application et enchainements de déréchazos templés. Un pinchazo et une épée suivie d’un avis et descabello sont neccéssaires pour venir à bout de l’animal.

Le bilan aurait dû être meilleur sans les defaillances à l’épée…

Il  convient de noter l’excellent tercio de piques de Gagin Rehabi au cinquiéme (échu au mexicain) pour ses quatre puyas dont deux à la limite de la rupture, lequel se vit récompensé par la musique et par un prix spécial compte tenu que le prix du meilleur novillero ne fut pas attribué.

Jean DELBOSC

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